Les différentes médecine

Médecine occidentale, traditionnelle, douce, allopathique… De nombreuses dénominations existent pour désigner des médecines plus ou moins reconnues. Qu’est-ce que LA médecine ? Quelles sont les différences entre les différentes médecines ? Les médecines complémentaires sont-elles dangereuses ? Dans cet article je te donne mon opinion sur le sujet. Tu trouveras toutes mes sources à la fin 🙂

Quelle est LA meilleure médecine ?

Selon le dictionnaire Larousse, elle se définit comme:

Ensemble des connaissances scientifiques et des moyens de tous ordres mis en œuvre pour la prévention, la guérison ou le soulagement des maladies, blessures ou infirmités.

La médecine, c’est un ensemble de connaissances et de moyens permettant de préserver la santé. Elle est donc unique dans son but. Les différentes médecines que l’ont rencontre aujourd’hui sont complémentaires. Par leurs différents points de vue et spécialisations, elles permettent d’apporter à chacun les connaissances et les moyens dont il a besoin pour préserver sa santé.

L’histoire de la médecine

L’Histoire est différente selon les continents, ce qui suit concerne la médecine occidentale.

C’est Hippocrate, né vers 460 avant JC en Grèce qui est considéré comme le père de la médecine. Il fait de la médecine une discipline à part entière et établie une classification des maladies. Il rejette toute référence au sacré, considérant que les maladies relèvent de causes naturelles. Ses écrits seront utilisés et complétés au fil des siècles.

Au Moyen Âge, c’est l’église qui s’empare de la médecine. Elle interdit la dissection et attribue les maladies et épidémies à des forces maléfiques.

La Renaissance pose au XVIIIe siècle les fondements de la médecine moderne avec de grands progrès en anatomie, chirurgie, physiologie et vaccination.

La médecine scientifique voit le jour au XIXe siècle et se perfectionne au XXe siècle. De nombreuses découvertes sont faites en physique, en chimie et en biologie. Elles permettent de créer de nouveaux moyens d’investigation, de diagnostic et de traitement médicaux et chirurgicaux.

La médecine conventionnelle

La médecine conventionnelle, dénommée aussi occidentale, classique, ou même allopathique désigne la médecine scientifique moderne. Elle se base sur des tests rigoureux pour déterminer les meilleures méthodes de soins des différentes pathologies avec la preuve scientifique de leur efficacité. Elle est définie par l’État comme ceci:

La médecine conventionnelle est enseignée dans les facultés de médecine pour obtenir le diplôme et le titre de médecin, les études de médecine conduisant à l’obtention de diplômes de niveau national. Cette médecine s’appuie sur des traitements ayant obtenu une validation scientifique soit par des essais cliniques, soit parce que ces traitements bénéficient d’un consensus professionnel fort acquis après plusieurs années avec l’accord et l’expérience de la majorité des professionnels de la discipline concernée.

Cette démarche est en soi tout à fait respectable. Les acteurs du médical et du paramédical suivent des formations encadrées. Quiconque ne peut se proclamer médecin ou spécialiste sans diplôme. Les médicaments doivent prouver leur efficacité pour être commercialisés. Les théories sur les causes et traitements des maladies sont validées scientifiquement. Les diagnostics sont faits sur des preuves factuelles… Elle est essentielle pour soigner les maladies infectieuses, les pathologies lourdes, prévenir par dépistages et vaccination, en cas d’urgence vitale…

Cependant, malgré ses progrès, les problèmes de santé publique persistent. Les maladies liées au vieillissement de la population dans les pays économiquement fort, le sida, les épidémies dans les pays économiquement faibles…

De plus, les problématiques que rencontre le corps médical nuisent à la qualité des soins apportés au patient. L’écoute du patient est mise au second plan par manque d’effectif ou de temps. Ainsi, ce sont les valeurs qui changent. La médecine conventionnelle se concentre sur les symptômes du patient pour établir son diagnostic et les soigner. Elle ne se préoccupe que très peu des causes des symptômes.

Les lobbys pharmaceutiques jouent aussi un rôle dans l’évolution de la médecine. Ils cherchent à vendre un maximum de produits pharmaceutiques et exercent pour cela leur pouvoir sur la recherche et sur le corps médical. Par manque de moyens financiers, des recherches qui pourraient améliorer la prévention des maladies ne sont pas menées.

Seulement, avant de tomber malade, il est possible de prendre soin de soi pour éviter la maladie. Cet aspect-là n’est pas assez valorisé par la médecine conventionnelle et pourtant il a un rôle essentielle pour rester en bonne santé.

Les médecines complémentaires

Les médecines complémentaires, aussi appelées traditionnelles, douces, alternatives, parallèles, naturelles, regroupent toutes les médecines exceptées la médecine conventionnelle. Elles regroupent de nombreuses pratiques de soin: ostéopathie, chiropraxie, méditation, hypnose, acupuncture, homéopathie, phytothérapie, réflexologie, naturopathie, aromathérapie, hypnothérapie, sophrologie, jeûne…

Elles sont classées différemment selon les pays. L’OMS distingue les médecines traditionnelles et complémentaires.

La médecine traditionnelle est très ancienne. C’est la somme de toutes les connaissances, compétences et pratiques reposant sur les théories, croyances et expériences propres à différentes cultures, qu’elles soient explicables ou non, et qui sont utilisées dans la préservation de la santé, ainsi que dans la prévention, le diagnostic, l’amélioration ou le traitement de maladies physiques ou mentales.

Les termes « médecine complémentaire » ou « médecine alternative » font référence à un vaste ensemble de pratiques de santé qui ne font pas partie de la tradition ni de la médecine conventionnelle du pays et ne sont pas pleinement intégrées à son système de santé prédominant. Dans certains pays, ils sont utilisés de manière interchangeable avec le terme « médecine traditionnelle ».

Certaines médecines se revendiquent donc comme traditionnelles pour mettre en avant qu’elle datent de plusieurs siècles et qu’elles sont présentes dans la culture.

L’État Français nomme les médecines complémentaires pratiques de soin non conventionnelles (PSNC). Les informations qu’il communique sur ces pratiques montrent très clairement qu’il n’y est pas favorable:

À l’exception de l’acupuncture, l’enseignement des PSNC ne permet pas la délivrance de diplômes nationaux même si certaines formations font l’objet de diplômes d’université (DU) ou de diplômes interuniversitaires (DIU) placés sous la seule responsabilité des universités qui les délivrent. Et, même dans ce cas-là, ces diplômes complémentaires ne donnent pas droit à eux seuls d’exercer une profession de santé.

En ne délivrant pas de diplômes nationaux pour les médecines complémentaires, l’État laisse persister le doute quant à leur efficacité. Il ajoute de plus dans le même article:

Le ministère rappelle également que les PSNC ne s’appuient pas sur des études scientifiques ou cliniques montrant leurs modalités d’action, leurs effets, leur efficacité ou encore leur non dangerosité.

Cette remarque est tout à fait vraie, cependant, l’État ne cherche pas à investir dans la recherche pour que des études scientifiques soient menées afin de conforter ou non l’efficacité de chaque médecine complémentaire. Les laboratoires pharmaceutiques n’ont aussi aucun intérêt à investir dans ces recherches. Au final, c’est le caractère vénal de la société qui prime sur l’avancée des connaissances.

Les pratiques de soin complémentaires sont-elles dangereuses ?

L’État Français laisse planer le doute sur la dangerosité des pratiques de soin complémentaires. Cela permet de freiner les plus septiques et cartésiens.

Et si certaines de ces pratiques ont effectivement une efficacité sur des symptômes, cette efficacité est insuffisamment ou non démontrée. Par ailleurs, lorsqu’elles sont utilisées pour traiter des maladies graves (cancers par exemple) ou en urgence à la place des traitements conventionnels reconnus, elles peuvent annihiler les chances d’amélioration ou de guérison des personnes malades.

Les médecines complémentaires peuvent être dangereuses, bien entendu, tout comme la médecine conventionnelle. Un mauvais ostéopathe peut vous blesser, un mauvais chirurgien aussi. Pour de nombreuses pratiques cependant les risques sont presque nuls: la méditation et la réflexologie par exemple. Le patient doit se montrer responsable et ne pas bannir la médecine conventionnelle. En effet, si l’acupuncture n’est pas dangereuse en soi, elle ne peut pas être plus efficace que la chimiothérapie pour lutter contre le cancer. Beaucoup de réserves sont émises concernant les médecines complémentaires, bien moins concernant l’automédication ou les effets secondaires de la médication à long terme par exemple. Que ce soit concernant la médecine conventionnelle ou les médecines complémentaires, il faut se renseigner et essayer de faire des choix éclairés et justes pour soi, sans prendre de risques inutiles.

La complémentarité des médecines

Il faut enfin bien garder à l’esprit que seule la médecine conventionnelle diagnostique les maladies et est capable de te soigner dans une situation urgente. Les pratiques de soin complémentaires soulagent les douleurs, agissent en complément d’un traitement ou bien préviennent les maladies.

La médecine conventionnelle et les médecines complémentaires forment donc ensemble un ensemble de connaissances et de techniques variées, permettant à chacun de prendre soin de sa santé selon ses besoins et ressentis.

 

J’espère que cet article t’a plu. Ce sujet est assez complexe, je t’ai partagé le fruit de mes recherches et mon opinion personnelle. Elle n’engage que moi. N’hésite pas à me partager tes ressentis et commentaires. Tu trouveras une image à épingler juste en dessous. Je te remercie pour ta lecture et te souhaite une belle journée 🙂

Les différentes médecines pin

Larousse – La médecine ; Larousse – Histoire de la médecine ; OMS – Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023 ;  Direction de l’information légale et administrative – 20 mars 2018 – Quelles différences entre la médecine conventionnelle et les pratiques de soins non conventionnelles ? ; Ministère des solidarités et de la santé – Les pratiques de soins non conventionnelles

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